TAGRAWLA AMAZIGH D'AFRIQUE DU NORD
TAFRIQT UGAFA
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Le 2ème festival de la chanson et la musique du M'Zab fin septembre à Ghardaïa

Ghardaia - La deuxième édition du festival culturel de la chanson et de la musique de la région du M'Zab, se déroulera du 30 septembre au 5 octobre à Ghardaïa, a-t-on appris mardi du directeur de la culture de la wilaya et commissaire du festival.


Le 2ème festival de la chanson et la musique du M'Zab fin septembre à Ghardaïa
Cette deuxième édition du festival, qui aura pour thème: "A la découverte de nouveaux talents et la promotion de la musique locale", permettra surtout de promouvoir le patrimoine immatériel de la région du M'Zab, en particulier sa chanson, sa musique et sa poésie, a précisé Zouhir Ballalou.

Des dizaines de troupes artistiques et des jeunes talents de la région du M'Zab ainsi que, à titre d'invités, des groupes de musique célèbres des chansons kabyle (Tagrawla), Chaouie (Kounouz) et Targuie du Tassili N'Ajjer animeront les soirées du festival.

Une journée d'étude consacrée aux instruments de musiques , à l'orchestration et arrangements dans la musique du M'Zab, ainsi que des soirées poétiques, sont prévues en marge du festival qui rendra egalement hommage aux artistes de la régions.

Une exposition sur le patrimoine matériel et immatériel de Ghardaïa et du Tassili N'Ajjer, (régions inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO) sera organisée en marge de ce festival qui a été institutionnalisé en 2008.

La précédente édition s'était déroulée en mai 2009 avec la participation de plus d'une vingtaine de troupes musicales, d'artistes et de jeunes talents de la wilaya de Ghardaïa.


El-Watan 22/8/2010

Le groupe Tagrawla fait son come-back, avec un nouvel album. Pas besoin pour ces quinquagénaires fougueux de suivre la tendance actuelle du «non-stop», décriée par eux et par des artistes kabyles qui voient que la chanson kabyle a été envahie par une faune d’interprètes dont le seul souci est de «se faire de l’argent» avec un produit insipide, vite oublié.

-Tagrawla retrouve ses admirateurs après plusieurs années d'absence. Le retour n'est pas facile, d'autant plus que des éditeurs ont refusé de produire l’album jugé «trop bien fait, donc pas du tout commercialisable»?


Contrairement à cette assertion, Tagrawla n’a jamais été absent de la scène. Pour preuve, notre participation à la tournée dans les wilayas de Tipasa, Bouira, Boumerdès et Alger en 2007 et celle effectuée pour le compte du Festival panafricain en 2009. Boudé par certains organismes et par une partie de la presse, le groupe a connu une traversée du «désert», non pas au niveau de la production, mais en termes de programmation. Quant à notre nouvel album, ce qui est regrettable dans notre culture, c’est que l'imparfait se conjugue malheureusement au présent, mais aussi, et ceci est encore plus grave, au futur. En tant que journaliste, je vous invite à enquêter sur le profil professionnel de certains de nos éditeurs. Vous serez édifié !


Les chansons de votre nouvel album sont dans la même veine que les précédentes. Le groupe a toujours privilégié le travail bien fait…
Le choix des thèmes bien évidemment n'est pas fortuit. Le groupe a toujours privilégié le «mariage» parfait entre les textes et la musique. Dans notre dernier album, nous avons réalisé une rétrospective du XXe siècle marquée par de bonnes et mauvaises choses. A travers cette chanson, nous avons voulu nous placer non pas comme des acteurs de ce siècle, mais plutôt comme témoins. Idem pour l'hommage rendu à Matoub Lounès, Smaïl Yefsah, Tahar Djaout, Rachid Tigziri et toutes les victimes de la décennie noire jusqu'aux martyrs du printemps noir.


-Votre groupe cible-t-il un public particulier ?


Non, pas spécialement. D'ailleurs, nous avons pour preuve la chanson Yemma Tada Hafi reprise par des personnes de tous âges et de toutes conditions sociales.


-La musique algérienne, kabyle en particulier, est livrée pour longtemps encore aux médiocres. Que peuvent des initiatives individuelles comme la votre ?


Tout d'abord, nous ne voulons pas nous présenter comme des moralisateurs. Par contre, c'est un débat qu'il faudra tenir tôt ou tard. Il est lié comme nous vous le disions précédemment aux «exigences» des éditeurs, beaucoup plus enclins à produire de la chansonnette qu'autre chose.


-Ne faut-t-il pas une véritable révolution «tagrawla», pour faire (ré)imposer la musique de bonne facture, pas celle dont on nous rebat toujours les oreilles ? Les musiciens, les bons s'entend, n'ont-ils pas une part de responsabilité dans la situation actuelle ?

Victor Hugo disait : «La musique exprime ce qui ne peut être dit, et sur quoi il est impossible de rester silencieux.» Chaque artiste est maintenant libre d'appliquer cette maxime comme bon lui semble. Sauf que c'est aux médias, au sens large du terme, de donner une signification profonde à tout ce qui est véhiculé dans les chansons produites par les uns et les autres. La musique n'est jamais simplement du bruit, c'est le son d'une société, d'un moment, d'un endroit. La musique marque l'âme d'un peuple. On fait de la musique pour exprimer sa pensée et ses émotions. Ainsi, la musique présente toujours une possibilité de danger — elle peut enflammer les révolutionnaires — c'est la raison pour laquelle on l'a bannie et censurée à plusieurs moments de l'histoire. Elle permet d'exprimer des idées et des émotions trop intenses pour les mots, et qui ne peuvent pas «rester silencieux». Ce refus de garder le silence est la raison pour laquelle la musique a tant de pouvoir dans la société. L'éducation des «oreilles» du public est le rôle, que l'on veuille ou non, des médias.

-Le groupe a-t-il des projets en vue ?

Effectivement, si les négociations aboutissent, notre dernier CD sera sur le marché d'ici septembre ou octobre ; en outre, nous sommes invités à nous produire à Montréal vers le mois d'octobre ou novembre prochain, et pour rappel, nous avons été invités au mois de juillet par l'association Esprit de Fès du Maroc qui vient d'organiser le Festival de la culture amazighe, comme nous avons participé au festival d'Oum El-Bouaghi.
Nadir Iddir




El-Watan 01/09/2010


A la une Actualité

Tagrawla en concert le 2 septembre à la salle Sierra Maestra.

Tagrawla reviendra sur scène dans les prochains jours


Le groupe Tagrawla retrouvera, jeudi 2 septembre, la scène algéroise à l’occasion d’un grand concert à la salle Sierra Maestra, à Sidi M’ Hamed. Plusieurs de leurs chansons à succès dont Yemma Tedda Hafi seront reprises à l’occasion de ce gala organisé dans cette salle de la rue Khelifa Boukhalfa (ex-Meissonier).

Le groupe sortira un album dans quelques mois : les chansons de l’album sont dans la même veine que celles avec lesquelles ce groupe s’est fait connaître de leurs nombreux aficionados: de la rigueur, de la sensualité mais surtout un réel respect du public.

Ce groupe groupe a été formé en 1977 à l'université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) de Bab-Ezzouar par cinq étudiants en mathématiques : Idir, Khelifa, Ahcene, Hsissou et Omar, auxquels se joindra plus tard (1980) Belaïd. Yemma Tedda Hafi du poète Amamr Mezdad fut la chanson qui les révéla au public. Les membres de ce groupe qui ne compte plus que trois membres (Idir, Belaïd et Omar) ne sont pas les auteurs d’une seule oeuvre. D’autres chansons suivront : yugurten,afrik,taddart inu,nerrez,adrar, etc.

Tagrawal (révolution en langue amazighh) n’a assurément pas mangé ses enfants, restés attachés à leurs idéaux d'avant.


Nadir Iddir




 
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jour d'Algerie

Culture

04/09/10

Le groupe a animé un concert à la salle Sierra Maestra

Magistral Tagrawla !

Le groupe de chanson kabyle moderne, Tagrawla, créé en 1977, a signé son come-back à l'occasion d'un concert grandiose animé à la salle de cinéma Sierra Maestra de Sidi M'hamed (Alger).

Le poids des années auquel s’ajoute le «jeûne» n’ont, semble-t-il, point dissuadé le groupe Tagrawla à reconquérir la scène. Le groupe de chanson kabyle moderne Tagrawla, créé en 1977, a signé son come-back à l’occasion d’un concert grandiose animé à la salle de cinéma Sierra Maestra de Sidi M’hamed (Alger). L’ambiance était électrique et le public, composé essentiellement de familles, s’est longuement laissé emporté par les airs et solos du groupe qui a enflammé la salle . Le bal de cette soirée a été ouvert par une chanson très rythmée, histoire de tirer le public du sommeil qui les guettait après le déjeuner. Pari réussi, puisque le trio Belaid, Idir et Omar ont émerveillé le public qui a répondu et répété en chœur les tubes de ce groupe révolutionnaire et authentique. Debout devant son microphone, Belaid, à la fois guitariste et vocaliste du groupe, diablement énergique, interprète des chansons du groupe, comme Jida et d’autres tirées du riche répertoire kabyle, à l’instar de Yemma Tedda Hafi (Ma mère marchait pieds nus) de Amar Mezdad, ou encore la légende kabyle Vava inouva. Belaïd, cet homme de radio et meneur du groupe, a réussi à accrocher son public survolté par un concert de bonne facture. La prestation du groupe Tagrawla était à la hauteur des attentes d’un public algérois très nostalgique. Et la nostalgie est toujours ce qu’elle est. «C’est un concert qui me replonge dans les années 80 quand nous étions encore jeunes. Je me rappelle très bien de Belaïd quand il était jeune révolutionnaire. Le groupe, si besoin est, peut être comparé au groupe britannique The Pink Floyd. L’un et l’autre se consacrait et se battait pour les causes justes et les couches défavorisées. Chapeau bas pour le groupe», témoigne, non sans émotion, un homme d’une quarantaine d’années. Par ailleurs, le groupe a interprété une chanson du défunt Brahim Izri qui se veut d’ailleurs un hommage posthume à cet artiste de la chanson kabyle moderne. «Brahim Izri est un grand chanteur que j’admire beaucoup. En interprétant un titre des ses chanson, je lui rends hommage», témoigne dans la foulée Belaïd. La fête qui n’a duré malheureusement que deux heures, a laissé les fans du groupe sur un goût d’inachevé, vu que le groupe de Tagrawla a brillé après une éclipse qui a duré longtemps. «On n’a pas disparu. Le groupe a fait plusieurs sorties à travers le pays et à l’étranger. On s’est produit à Timgad, à Djoua (Béjaïa) et à Fes(Maroc)», assure Belaïd qui promet une tournée pour le nouvel album «Achu Gher» (Pourquoi) qui sortira prochainement.

Par Yazid Madi





 
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Le groupe Tagrawla est de retour

Par Mohamed Mouloudj
Publié 07/30/2007

L’album de Tagrawla ne trouve pas d’éditeurs pour naître parmi les mélomanes qui attendent cette renaissance d’un autre genre, apprécié des années durant.

Interpellé, comme la majorité des groupes de musique kabyle, Tagrawla revient dans un nouvel épisode mélodieux avec toujours autant d’énergie et une voix aussi limpide, pleine de sensualité pour dire les maux de la société. Les stars de la chanson kabyle moderne nous proposent un nouvel album où le mot "rafistolage et bricolage n’ont pas le droit de citer". L’album de Tagrawla ne trouve pas d’éditeurs pour naître parmi les mélomanes qui attendent la renaissance d’un autre genre, apprécié des années durant.

Le temps, plutôt maussade n’a entamé ni le moral des éléments du groupe ni celui de leur inébranlable volonté d’apporter un nouveau souffle à la chanson kabyle. Le rendez-vous fixé par nos illustres artistes pour redonner espoir à notre chanson ne sera que honorablement passionnant. Le groupe Tagrawla, créé dans les années 70 à l'occasion de l’émergence d’autres jeunes chanteurs, la rencontre avait réuni les passions des deux mélomanes: le chant, l’animation et les arts de la vie. Personnalités bien différentes et pourtant complémentaires qui composent un duo exclusivement monumental mêlant engagement, humour et langue des montagnes. Un travail bien fait, ne taraudant pas l’oreille de l’auditeur, où on peut distinguer, Anwi wigi, D-imazighen des Iles Canaries. Une chanson qui retrace le long parcours des berbères à travers leur émouvante histoire et leur exil de toujours. Interprétée dans le parler des berbères des Iles Canaries sous un air nouveau et adéquat et une autre en hommage I Yicawiyen (les Chaouis) des Aurès interprétée, elle aussi en Chaoui.

Velaid, l’animateur aux yeux rieurs et complices, est un homme d’une grande simplicité qui vient nous ouvrir la porte de son âme profondément imprégnée de belles mélodies. On est loin du tape-à-l’œil des stars éphémères. Tagrawla ou la "Révolution" par couplets et notes de musique est un maître, pas des vedettes intermittentes. Tout respire en eux un savoir-faire consistant, qui se moque des modes et de l’air du temps. A un âge approprié, malgré quelques petits tracas de la vie, Tagrawla n’a rien d’un estropié. Au contraire, leur verbe est sûr, posé, pertinent. Ils impressionnent par leur détachement et leur modestie. Tagrawla doute, comme seule la sagesse l’impose. Ils ont toujours vécu loin des flashs de photographies. Défiant le vacarme de la musique rythmée de la saison estivale, le groupe Tagrawla ne trouve toujours pas d’éditeurs pour leur produit. S’agit-il là d’un refus du genre où le profit pécuniaire prime sur tout ?

Nous ressentons tous la brise du vent chatouillant dont notre légendaire sagesse s’est baignée tant de siècles. On croirait et, c’est juste, que le passé ne nous quitte pas, vécu, mais omniprésent en nous mêmes, il y’a des signes qui restent longtemps à errer parmi nous. Le groupe Tagrawla est tel un remord que nous croyons arrimé au passé taraudant nos esprits et le voilà revenir pour effacer en nous les regrets de l’avoir perdu de vue un jour sur nos scènes artistiques. Voici les poèmes émouvants, voici les musiques berceuses du groupe Tagrawla qui nous reviennent cette fois avec bonheur.
Après tant de temps, ils ont gardé leur fraîcheur, leur beauté, leur voix et leur verbe tranchant.
La même âme kabyle, enchanteresse, candide, assoiffée de liberté et d’évolution, qui, en fin de parcours, ne se réalise que par “tagrawla”. Les chants de Tagrawla est la voix d’une terre et d’un ciel, celle d’une culture vivante, vouée aux gémonies par un ordre négateur et inique. Tagrawla chante à peine pour elle-même, elle chante surtout pour endormir d’une part et de l’autre pour raviver, continuellement une douleur plus douce qu’elle est sans remède, la douleur de ne pas rester figé dans les moments de joie que, jadis, nous avons partagé avec Velaid et Yiddir. On peut même arguer d’une particulière vitalité dans ce domaine, qui se manifeste par la variété beaucoup plus grande des productions et des genres qui atteindra, majestueusement un public plus large. Tagrawla a remis au goût du jour certains de leurs anciennes chansons telles que Oumerri et la force de l’engagement contre l’ennemi d’hier et celui d’aujourd’hui.

Les deux personnages à la fois antagoniques et complémentaires font la personnalité de Tagrawla.
Le nouvel album de Tagrawla nous aide à retrouver à travers ce kaléidoscope, des paysages réels d’un pays innocent, traîné dans la crasse de l’histoire par la bêtise humaine.

Ils ne font pas appel aux multitudes des formes, mais à une succincte suite d’images et de symboles. Aucun lien absolu entre les images, aucun terme de comparaison.

Mais les circonstances changent les mots éculés d’une vie et d’une dignité humaine et telle une formule prosaïque naturellement, la poésie de Tagrawla, que nous attendons passionnément, s’élève au mode liturgique. Un hommage a été rendu, encore une fois, au défunt Mohand Said Ouvelaid, avec sa superbe musique de la chanson Avehri Siwdass-en Sslam, où Tagrawla témoigne de son profond respect à tous les kabyles Anda Llan (où ils vivent). D’autres chansons anthologiques avec Am-Dawigh Uddi d ttament (je t’apporterai du beurre et du miel), avec une musique douce comme le miel et un texte qui passe comme le beurre, Tagrawla promet de nous délecter avec leur nouvel album. Fidèles à eux-mêmes, Igrawliwen, avec Ih Ya yalqarn Aacrin, (Oh au vingtième siècle) où Velaid et Yiddir, s’insurgent contre la "loi du plus fort" imposée de part le monde. Des Goulags à l’Indochine, en passant par la chute du communisme et le tiers monde vers l’apartheid, Tagrawla ne connaît point de frontières à sa "révolution de toujours".

Tagrawla qui révolutionne tout sur son passage, pourfende tous les maux de la société et l’ordre imposé de force par les dictats de tout bord.
Ayaw Anzzur Yemma Gouraya, ou les artistes en quête de rédemption, de pèlerinage et de foi auprès des saints de Kabylie passent par Yemma Gouraya à Sidi Balloua.
Les amoureux du rythme auront de quoi faire des déhanchés et vibrer aux rythmes "envoûtants" de Tamaghra B-uzyin.

Même avec les nombreuses défaites qui accablent la JSK, Tagrawla n’a pas hésité à rendre un vibrant hommage aux Canaris avec la chanson la JSK joue, la JSK gagnera.
Nerraz Nettwarza Nezga Nettmarza, Azref Yetwanza, tran tiziri, A Yemma Azzizen Ur Ttru du maestro Farid Ali, sont autant de belles chansons que Tagrawla n’a pas lésiné pour nous les faire entendre avec autant de joie et de plaisir.



 
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Belaid Tagrawla à La Dépêche de Kabylie
le Mar 4 Nov - 19:39

.Belaid Tagrawla à La Dépêche de Kabylie
“Je demande au public de ne pas tomber dans la facilité”

Belaid Tagrawla était présent, hier, à la cérémonie d’ouverture du Festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles. Le groupe Tagrawla étant programmé pour ce mercredi 5 novembre 2008, Belaid a bien voulu se confier à nous.

Le Dépêche de Kabylie : Ce festival sera l’occasion pour vous de faire connaître vos chansons inédites.

Belaid Tagrawla : Il y en aura quelques unes mais pas toutes.

C’est vrai que nous avons un public de notre génération qui ne nous a pas oubliés, mais il faudra aussi toucher la jeune génération. Pour cela, il faudrait qu’il y ait une grande diffusion. Quant à notre public, c’est qu’il doit être nostalgique du groupe Tagrawla. Mais, il faut qu’il sache que nous avons mis trois ans pour le terminer en tout cas, ce sera avec un grand plaisir que nous le partagerons avec eux.

En plus du festival, il y a le colloque intitulé “Regards croisés sur la chanson kabyle”. Pensez-vous qu’il aura un impact sur la génération actuelle ?

Cela va aller crescendo. L’impact, nous le verrons peut-être dans quelques années. Mais, il faudrait que ce colloque-là, justement, arrive chez cette jeunesse de la chanson. Par exemple, en éditant le contenu du colloque qui sera parrainé par des spécialistes comme Kamel Hamadi et Ben Mohamed. En effet, actuellement, il y a un déphasage entre l’ancienne et la nouvelle génération.

Vous voulez parler de changement de mentalités sans doute...

Je ne sais pas si cela est dû à l’école ou à la société qui est constamment en mutation. En tout cas, moi, je ne comprends ni le public ni les jeunes artistes. Cela doit être, peut-être, l’influence de l’universel ou ce qui nous arrive de la parabole. Bien sûr, il y a aussi le coût de l’enregistrement réel puisqu’aujourd’hui, ils se contentent d’un synthétiseur et d’une boîte à rythme. Il n’y a ni instruments acoustiques ni recherche. Les chansons sont faites en un laps de temps.

Comment voyez-vous l’avenir de la musique et de la chanson kabyles ?

Là, c’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Actuellement, c’est vrai que je suis déçu. Mais, d’un autre côté, je suis soulagé car la jeunesse kabyle était en danger. En effet, il n’y avait pas d’autre alternative au raï. Donc, il fallait créer un style kabyle non stop et rythmé pour satisfaire cette jeunesse. Je crois qu’ils ont réussi quelques part. Bien entendu, je pense aussi que cela a porté atteinte à la chanson kabyle réfléchie, travaillée et à la recherche d’un renouveau.

Quelle est le message que vous lancerez au public qui viendra vous voir ce mercredi ?

Je leur demanderai de venir assister à chaque colloque et à chaque gala. J’espère que les jeunes lauréats sauront profiter des professionnels qu’ils aiment, soit pour chanter ou donner des conférences. Je dirai aussi au public de ne pas tomber dans la facilité et aux chanteurs de demander conseil aux anciens et de reprendre la chanson kabyle comme nous l’ont léguée Cherif Kheddam, Slimane Azem, Idir, etc.

Propos recueillis par Tarik Amirouchen

 
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Le célèbre groupe TAGRAWLA , l’une des références de la musique recherchée de la chanson kabyle.

le nouvel album de TAGRAWLA contient, justement, une très belle chanson d’amour écrite par Amar Mezdad. Nous avons été à la rencontre d’un autre membre du groupe TAGRAWLA à Alger, Idir en l’occurrence, qui a eu l’amabilité de nous faire écouter leur dernier-né et de nous parler de la situation actuelle de leur groupe ainsi que de leurs projets. Nous avons été soulagés d’apprendre que TAGRAWLA refuse de se « soumettre aux exigences de notre ère » et de « s’adapter » aux goûts insupportables actuels.

Tout d’abord, TAGRAWLA commercialisera son album tel qu’il a été conçu. Ensuite, une tournée en Algérie est prévue avant la fin de l’année. Avant d’en venir à l’enregistrement et du contenu du dernier album de TAGRAWLA, voici un bref historique de ce célèbre groupe : Fondé en 1977 par cinq étudiants en mathématiques à l’occasion du troisième anniversaire de l’université de Bab-Ezzouar (USTH:), TAGRAWLA a commencé par reprendre les répertoires de Djamel Allam, Idir, Imazighen Imoula… avant de se faire rapidement son propre répertoire et contribuer à la révolution de la musique et chanson kabyles. C’était, en effet, la période et ce n’est un secret pour personne. Le premier album, enregistré en 1981 et sorti en 1983, a connu un succès retentissant. Mais, la chanson « Yugurten » a été censurée pendant de longues années en Algérie y compris par la Chaîne 2 censée être la Chaîne de Radio des Kabyles ! En 1990, TAGRAWLA met sur le marché algérien un double-album contenant « Yemma tedda hafi » : Encore un succès. Puis en 1996, un autre album.
TAGRAWLA, comme tant d’autres pionniers de la chanson kabyle moderne a fait connaître notre patrimoine en dehors de l’Algérie, notamment en Russie, en Lituanie, en Espagne et en France. Alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Où, plutôt, depuis… cinq ans ? En effet, TAGRAWLA a terminé l’enregistrement d’un nouvel album depuis 2002 après deux années de travail avec, d’abord Bazou, puis Farid Harfi à Béjaia. L’une des chansons évoque même « l’éveil des âarachs » alors que le mouvement citoyen n’était pas encore né. Venons maintenant au contenu de cet album : « Achougher » est un hommage à Tahar Djaout, Matoub Lounès ainsi qu’à toutes les victimes de l’intolérance. Quant à la mélodie choisie, c’est celle de « Suzanne » de Greame Allwright. « La fête au village » et « Tameghra » sont deux chansons de dance comme les titres l’indiquent et sont arrangées fidèlement au style qu’on connaît à TAGRAWLA. En fait, la mélodie est la même mais l’une est chantée en Français et l’autre en Kabyle.

Tagrawla
Ensuite, une très belle reprise de « Abehri » de Mohand Saïd Oubelaid qui fait partie de notre patrimoine. Le texte a été élargi à toutes les régions kabyles des limites de Sétif à Ain-Bénian en passant par Béjaia, Tizi-Ouzou et Alger. La chanson « Lqern âacherin » évoque les évènements du 20ème siècle en passant par Adolf Hitler et Saddam Hussein. La mélodie de cette œuvre appartient à Slimane Azem (Lqern rvaâtache). « Les canaries » est un texte remis en 1980 à TAGRAWLA par Antonio Cubio, le président du Mouvement de Libération des Iles Canaries. Pour rappel, Antonio Cubios a survécu à un attentat en 1978 : Il avait été poignardé à Alger. « Awal » est une chanson qui traite de la langue de bois. Enfin, nous avons évoqué plus haut « Amdawigh » écrite par Amar Mezdad, l’auteur de la légendaire « Yemma tedda hafi », une très belle chanson d’amour qui n’a rien à voir avec les « Hamlegh kem ya mon amour » que ne cessent de nous balancer à outrance tous les charlatans qui s’autoproclament artistes avec la bénédiction des éditeurs qui refusent un… chef d’œuvre signé TAGRAWLA.

Kamel SOUAMI
 
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info soir
Arts et Culture Edition du 4/9/2010


Après 20 ans d’absence de la scène algéroise
Tagrawla, le come-back



Fête n Le groupe Tagrawla, l’un des pionniers de la chanson kabyle moderne, a enflammé jeudi soir la salle Sierra Maestra d’Alger.

Après 20 ans d’absence de la scène algéroise, le groupe a marqué son retour par un concert exceptionnel. C’est donc la salle Sierra Maestra qui était à l’honneur de ces retrouvailles avec son public. 22h, la salle était presque archicomble : vieux, jeunes et moins jeunes s’échangent gaiement, déchirant le silence qui règnait jusque-là dans la salle. 22h 15, Belaïd, Idir et Omar, chanteurs du groupe accompagnés du reste de l’orchestre fusent. Une salve d’applaudissements, des cris et des youyous parvenant de l’assistance les accueille. «Azul fellawen, Saha ftourkoum», ont lancé les membres du groupe à l’adresse du public, avant de remercier ce dernier de s’être déplacé. Avehri siwdhassen esslam iwarech ak tmourthiw (Eh vent ! Transmets mes salutations à la jeunesse de mon pays) est la très célèbre chanson du défunt Moh Saïd Oubelaïd que le groupe a choisi d’interpréter pour ouvrir la soirée.
Le groupe enchaîne avec la chanson Yugurthen (Jugurtha) qu’ils ont composée à l’âge de 17 ans, suivie par Fadhma N’soumer, en hommage à cette figure emblématique de l’histoire de notre pays. La soirée continue jusqu’à ce que les fils de la guitare que manipule avec une agilité et une dextérité inouïes Belaïd raisonnent sous les notes d’une célèbre composition du groupe qui n’est autre que Yemma Tedda Hafi (ma mère marche pieds nus). C’est à ce moment-là que la salle répète : Yemma tedda hafi, thekna fou zemmour, tguezem thzigui, amzuris yeghli… thidi thetscherchour, thferfras themzi, thesseram amour (ma mère marche pieds nus, s’incline pour ramasser les olives et traverse les forêts les cheveux décoiffés… la sueur coule comme de l’eau, sur son visage de jeunesse perdue, elle attend sa part dans la vie.)
Ce sont là quelques paroles de la chanson retraçant un vécu des plus sombres de la femme algérienne durant l’ère coloniale et à laquelle le groupe rend hommage. Après quelques chansons tirées de son répertoire, le trio met la salle en transe en entraînant l’orchestre sous les airs de la chanson rythmée. C’est alors que des familles entières se laissent emporter par une musique où fusionnent les sonorités émises par la guitare, le bendir, le tambourin, derbouka et le synthétiseur encadrés par les voix déchaînées des «trois mousquetaires». Mères avec leurs enfants, jeunes couples, quelques vieux, qui, malgré leur échine courbée se sont offert les folies de la piste sous les mélodies dansantes des chansons Jida (Ma grand-mère) JSK joue, JSK gagnera, Algérie joue, Algérie gagnera. Avant la fin de la soirée, le groupe a procédé à l’interprétation, en exclusivité, de la chanson Achughar (pourquoi ?) contenue dans leur dernier album, en hommage aux martyrs de la décennie noire, puis ont clôturé leur prestation avec des chansonnettes rythmées puisées du patrimoine folklorique kabyle.

M. Mahdjane / B. Mahdid







 
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Le groupe Tagrawla à InfoSoir
«Bientôt un nouvel album dans les bacs»



InfoSoir : Après une longue absence de la scène algéroise, quelle a été votre impression en renouant avec votre public ?
Tagrawla : C’était une longue absence de la wilaya d’Alger, puisque à part nos deux introductions au Festival panafricain l’année passée et une soirée à l’Institut national supérieur de musique, on ne s’est pas produits. Mais la rencontre de ce soir avec notre public nous a rappelé les années quatre-vingt. C’est toujours un plaisir de retrouver des gens qui nous ont accompagnés durant nos sorties à l’époque. Je tiens à remercier toute l’assistance ici ce soir.

Pourquoi cette longue absence ?
Cette absence est surtout due à la non-programmation du groupe Tagrawla à Alger. Ce qui n’est pas de notre ressort, cela nous dépasse. Heureusement, des organismes ici au niveau d’Alger, à savoir l’Epic de Sidi M’hamed, ont pensé à nous inviter. Par contre, les autres organismes savent que nous existons mais ne font jamais appel au groupe. Sinon, on n’a pas disparu, on a fait l’Europe, Fès au Maroc, Oum El Bouaghi, le festival de Djoua à Béjaïa, mais Alger reste une ville à reconquérir.

Vous avez annoncé la sortie prochaine de votre nouvel album, peut-on savoir quand est-ce qu’il sera mis dans les bacs ?
Effectivement, c’est un nouvel album que nous avons enregistré en hommage à tous les martyrs de la décennie noire qu’a vécue notre pays. L’album est intitulé Achoughar (pour-
quoi ?) où on se pose des questions sur ce qui s’est passé durant cette triste période. La bande se trouve actuellement chez l’éditeur et nous attendons sa mise sur le marché entre fin septembre et début octobre.

Vous avez prévu des tournées durant et après le mois de ramadan, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Dernièrement, nous étions en concert à Fès et les responsables nous ont promis de nous inviter pour une seconde fois. A court terme, nous avons discuté avec des organismes qui nous ont promis de faire des tournées en Kabylie et à Alger après la sortie de notre nouvel album pour en faire la promotion. Pour les autres wilayas, nous sommes disponibles si on fait appel à notre groupe. Pour le mois de ramadan, le concert de ce soir est notre première sortie, alors qu’une autre sortie est programmée pour le 9 du mois en cours au niveau de la maison de la culture de Tizi Ouzou, mais si ça coïncide avec la fête de l’Aïd El Fitr, c’est sûr que nous n’allons pas nous introduire et le concert sera peut-être reporté.

Propos recueillis par M. Mahdjane et B. Mahdid

 
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Le célèbre groupe TAGRAWLA , l’une des références de la musique recherchée de la chanson kabyle.

le nouvel album de TAGRAWLA contient, justement, une très belle chanson d’amour écrite par Amar Mezdad. Nous avons été à la rencontre d’un autre membre du groupe TAGRAWLA à Alger, Idir en l’occurrence, qui a eu l’amabilité de nous faire écouter leur dernier-né et de nous parler de la situation actuelle de leur groupe ainsi que de leurs projets. Nous avons été soulagés d’apprendre que TAGRAWLA refuse de se « soumettre aux exigences de notre ère » et de « s’adapter » aux goûts insupportables actuels.

Tout d’abord, TAGRAWLA commercialisera son album tel qu’il a été conçu. Ensuite, une tournée en Algérie est prévue avant la fin de l’année. Avant d’en venir à l’enregistrement et du contenu du dernier album de TAGRAWLA, voici un bref historique de ce célèbre groupe : Fondé en 1977 par cinq étudiants en mathématiques à l’occasion du troisième anniversaire de l’université de Bab-Ezzouar (USTH:), TAGRAWLA a commencé par reprendre les répertoires de Djamel Allam, Idir, Imazighen Imoula… avant de se faire rapidement son propre répertoire et contribuer à la révolution de la musique et chanson kabyles. C’était, en effet, la période et ce n’est un secret pour personne. Le premier album, enregistré en 1981 et sorti en 1983, a connu un succès retentissant. Mais, la chanson « Yugurten » a été censurée pendant de longues années en Algérie y compris par la Chaîne 2 censée être la Chaîne de Radio des Kabyles ! En 1990, TAGRAWLA met sur le marché algérien un double-album contenant « Yemma tedda hafi » : Encore un succès. Puis en 1996, un autre album.
TAGRAWLA, comme tant d’autres pionniers de la chanson kabyle moderne a fait connaître notre patrimoine en dehors de l’Algérie, notamment en Russie, en Lituanie, en Espagne et en France. Alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Où, plutôt, depuis… cinq ans ? En effet, TAGRAWLA a terminé l’enregistrement d’un nouvel album depuis 2002 après deux années de travail avec, d’abord Bazou, puis Farid Harfi à Béjaia. L’une des chansons évoque même « l’éveil des âarachs » alors que le mouvement citoyen n’était pas encore né. Venons maintenant au contenu de cet album : « Achougher » est un hommage à Tahar Djaout, Matoub Lounès ainsi qu’à toutes les victimes de l’intolérance. Quant à la mélodie choisie, c’est celle de « Suzanne » de Greame Allwright. « La fête au village » et « Tameghra » sont deux chansons de dance comme les titres l’indiquent et sont arrangées fidèlement au style qu’on connaît à TAGRAWLA. En fait, la mélodie est la même mais l’une est chantée en Français et l’autre en Kabyle.

Tagrawla
Ensuite, une très belle reprise de « Abehri » de Mohand Saïd Oubelaid qui fait partie de notre patrimoine. Le texte a été élargi à toutes les régions kabyles des limites de Sétif à Ain-Bénian en passant par Béjaia, Tizi-Ouzou et Alger. La chanson « Lqern âacherin » évoque les évènements du 20ème siècle en passant par Adolf Hitler et Saddam Hussein. La mélodie de cette œuvre appartient à Slimane Azem (Lqern rvaâtache). « Les canaries » est un texte remis en 1980 à TAGRAWLA par Antonio Cubio, le président du Mouvement de Libération des Iles Canaries. Pour rappel, Antonio Cubios a survécu à un attentat en 1978 : Il avait été poignardé à Alger. « Awal » est une chanson qui traite de la langue de bois. Enfin, nous avons évoqué plus haut « Amdawigh » écrite par Amar Mezdad, l’auteur de la légendaire « Yemma tedda hafi », une très belle chanson d’amour qui n’a rien à voir avec les « Hamlegh kem ya mon amour » que ne cessent de nous balancer à outrance tous les charlatans qui s’autoproclament artistes avec la bénédiction des éditeurs qui refusent un… chef d’œuvre signé TAGRAWLA.

Kamel SOUAMI
 
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Culture : SALLE SIERRA MAESTRA
Tagrawla en concert

Le mythique groupe kabyle Tagrawla donne demain un concert à partir de 21h30 à la salle Sierra Maestra de l’APC de Sidi M’hamed, à Alger. Tagrawla a été fondé en 1977 par quatre étudiants en mathématiques de l’université de Bab Ezzouar : Idir, Khelifa, Ahcene et H’cisou.
Ils seront rejoints en 1980 par Belaïd. Une année plus tard est sorti leur premier album, à Paris, chez les Editions Amina. La cassette comportait sept chansons dont Igujilen (les orphelins), Jida (grand-mère) et Afri dans laquelle ils relancent le fameux appel de Massinissa : «l’Afrique aux Africains !» Tagrawla reprend aussi cette devise du poète Si Mohand ou M’hand : «Mieux vaut briser que plier.» On peut dire que le groupe a connu une traversée du désert, mais on ne peut pas parler de «come back», car il n’a jamais été absent de la scène artistique. Ainsi, il a enregistré l’album Tagrawla, sorti en 2006. Parmi ses huit titres (sept chansons et un instrumental), nous avons Ahagga Hoggar, JSKet Azul azul. Il a été également invité à des festivals en Algérie et au Maroc notamment. Le groupe prépare un nouvel album dont la sortie est prévue en octobre 2010. Ce sera comme une rétrospective du XXe siècle dans ce qu’il a de bon et de mauvais. Tagrawla rend aussi hommage à des artistes et personnalités disparus. La soirée du groupe Tagrawla à la salle Sierra Maestra sera organisée en collaboration avec l’Epic Founoune Sidi M’hamed, et avec le concours de la DJSL Alger et de la LWAC. Demain et après demain, le public a rendez-vous, respectivement, avec le groupe Harmonica et le chanteur Massi. Founoune Sidi-M’hamed et ses partenaires nous donnent d’autres rendez-vous : le 6 septembre avec l’association Mezghena de musique andalouse et le lendemain avec Kamel Bouakkaz dans un monologue à l’humour décapant.
K. B.


 
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ulture : CONCERT
Tagrawla ou l’éternelle jeunesse de l’art

Les Tagrawla sont tout sauf des «has been». Le public est venu nombreux jeudi soir à leur concert à la salle Sierra Maestra de l’APC de Sidi M’hamed à Alger. Même s’il y avait beaucoup «d’anciens», les jeunes sont majoritaires dans la salle. Idir, Omar et Belaïd, les trois «historiques » du groupe kabyle, sont au premier plan sur scène. Ils portent des chemises blanches. Derrière, c’est la nouvelle génération, avec cinq musiciens à la basse, au mandole, à la batterie, à la percussion et au clavier.
«La relève» est habillée en noir. Ça démarre sur les chapeaux de roues avec un morceau très entraînant. Sur l’écran sont projetées des vidéos de différents concerts de Tagrawla, notamment à la Coupole d’Alger et au Zénith de Paris. Les chansons douces alternent avec celles aux rythmes rapides comme le fameux tube A Fadhma n’Soumer. Le public applaudit, un peu plus, Jugurtha, un des premiers succès du groupe. Belaïd invite ensuite le musicien Ahmed à chanter en solo, en le présentant ainsi : «Il est très discret, mais il a une voix extraordinaire et il est licencié et professeur de musique.» Le jeune musicien de la ville de Jijel interprétera deux chansons en langue kabyle. Idir, Omar et Belaïd sont, visiblement, surpris par la jeunesse du public. «Avant, c’étaient nos fiancées qui dansaient sur nos chansons. Maintenant, ce sont nos enfants et bientôt ce sera, incha Allah, nos petits-enfants qui vont danser sur nos chansons», fait remarquer l’un d’eux. Le refrain JSK joue, JSK gagne devient à la fin : «L’Algérie joue, l’Algérie gagne.» Youyous et applaudissements saluent la chanson sur Matoub Lounès, Tahar Djaout et d’autres personnalités disparues. La deuxième partie de la soirée comporte plusieurs reprises. La première sera Les retrouvailles de Graeme Allwright, chantée en français et en kabyle. Tagrawla reprend aussi Ya Rayeh (en arabe) de Dahmane El- Harrachi, qui, expliquent-ils, l’ont chantée pour la première fois en 2003 à l’Opéra du Caire. Le finish est une alternance de chansons de Tagrawla et d’Idir, respectivement, A Vava Inouva, Essendouet Zwits rwits. Cette soirée a été organisée en collaboration avec l’association Founoune Sidi M’hamed, avec le concours de la DJSL Alger et la LWAC. La vraie belle musique ne se démode jamais !
K. B.

 
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IVe Festival national de musique de jeunes
IVe Festival national de musique de jeunes Imprimer
Écrit par F. Abdelghani
Samedi, 10 Juillet 2010 00:00

Le légendaire Tagrawla de retour

TAGRAWLALe 4e Festival national de musique de jeunes, qui s’est tenu à Oum El-Bouaghi du 2 au 7 juillet, a vu le retour sur scène du groupe Tagrawla.

Le groupe Tagrawla, d’expression amazighe, s’est illustré mardi dernier, lors d’une soirée particulière. Les jeunes sont donc venus acclamer, debout, Omar, Belaïd et leurs musiciens pour leur magnifique répertoire, tiré essentiellement des anciens tubes des années 1980, celles de la contestation.

Le groupe Tagrawla a décidé de réinvestir la scène artistique avec force. Il signe cependant son retour en restant fidèle à la tradition de la chanson amazighe, avec, néanmoins, de légers remaniements dans son répertoire, lequel a évolué au fil du temps pour enfin offrir un patchwork de compositions, entre chansons à texte et variétés, au large public. Ce dernier a ainsi savouré les rythmes de la chanson kabyle, en particulier Fadhma N’soumer et Yougourtha. Des titres, artistiquement bien composés, qui invitent à une rétrospective du patrimoine amazigh. Bien plus, Tagrawla, dont le nom signifie révolution, n’est pas resté accroché seulement à la chanson kabyle. Les vieux routiers que sont Omar et Belaïd savent répliquer sur scène avec chant à la flûte et au bendir, et ce au grand bonheur des jeunes. Avec yemma tedda hafi, une chansonnette rendant hommage à la mère qui élève avec difficulté ses enfants, c’est toute une symbolique sur la femme auréssienne qui est évoquée avec subtilité. Une heure de temps n’a pas suffi au groupe pour redorer son blason et révélé que le talent ne s’use pas, même lorsqu’on a dépassé la cinquantaine.

Pour Belaïd, l’interprète du groupe, «entre Kabyles, Chaouis, Mozabites et Touareg, il y a un dénominateur commun qu’on retrouve dans la musique». L’ancien animateur de la radio Chaîne II nous a affirmé, à la fin du concert, que «le groupe ne s’est pas arrêté de chanter, même si nous sommes exclus de certains festivals comme Timgad et Djemila, et ce pour des raisons inconnues». En fait, cette pause ne signifie nullement que Tagrawla a jeté le tablier. Les artistes sont presque partout, là où la chanson algérienne est honorée, comme a tenu à préciser Omar. Ils reviennent du Maroc, plus précisément de Fès, où le public a manifesté un engouement pour la qualité de leur prestation et leur style d’interprétation.

Un nouveau disque sera sur le marché prochainement, avec dix chansons. Un album qui est édité par le grand chanteur Brahim Izri.

Le Jeune Indépendant
 
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Idir Tagrawla à La Dépêche de Kabylie

La Dépêche de Kabylie 22/12/2007

Le célèbre groupe Tagrawla n’arrive pas à trouver un éditeur pour mettre sur le marché son album achevé voilà déjà... cinq ans ! Nous avons rencontré un des membres de ce groupe, Idir, qui a bien voulu se confier à nous.

La Dépêche de Kabylie : Vous avez un album prêt depuis 2002 et il n’est toujours pas sur le marché. Pourquoi ?
l Idir Tagrawla: Eh bien! tout simplement parce nous n’avons pas trouvé d’éditeur. Sa réalisation nous a pris près de trois ans et lorsque nous l’avons proposé aux éditeurs l’un d’entre eux nous a déclaré qu’il est tellement bien conçu qu’il ne peut pas se vendre.

Pensez-vous que cet éditeur est bien placé pour avancer une telle chose lorsque l’on sait que Tagrawla a vingt ans d’existence et que la génération de l’époque vous écoutera avec plaisir ?
l Vous savez, il y a une nouvelle génération qui est plus nombreuse et qui ne cherche qu’à se défouler, donc je ne répondrai pas directement à votre question, mais je vous dirai simplement que cette nouvelle génération a d’autres soucis et est occupée par d’autres priorités.

Effectivement, nous sommes dans l’ère de la marque commerciale et d’un “Spécial fête”. Dans le cas où vous mettrez votre nouvel album sur le marché, quelle sera selon vous sa place ?
l Je ne vous cacherai pas que nous pensons sérieusement à l’éditer nous-mêmes et le vendre comme des marchands de patates et de choux aux grossistes !

Finalement, vous n’avez pas l’air d’être découragés ?
l Non. Pas du tout! Heureusement d’ailleurs! Nous ne sommes pas des professionnels de la musique.
Chacun de nous a sa profession et c’est pour cela que nous faisons tout pour être un maillon de la culture berbère.

De tous vos produits, il n’y en a qu’un seul de disponible sur le marché. Que deviennent votre premier album de 1980 et le double-album de 1990 ?
l Effectivement! Toutefois, nous les avons remis à Cadic qui en fait de petits tirages de temps en temps. Et cela, c’est selon la demande, donc, cela revient au public

Dans ce cas, pourquoi ne ferez-vous pas comme pour votre album inédit, à savoir les rééditer vous-même ?
l Nous allons essayer de faire une compilation de tous nos albums.

Vous avez déclaré que vous n’êtes pas des professionnels de la musique. Pourtant, vous vous êtes produit en Russie, en Litanie, en Espagne, en France, en Egypte et vous avez porté notre culture à l’échelle mondiale. N’est-ce pas du professionnalisme ?
l Non ! Le professionnalisme, comme l’indique le mot “profession”, c’est vivre de sa musique et ce n’est pas notre cas, donc, nous ne sommes pas des professionnels de la musique.

Parlez-nous du contenu de votre album !
l Il contient une dizaine de morceaux. Il y a quelques chansons faites pour faire danser les gens. C’est une façon de récupérer la jeunesse qu’il ne faut pas négliger. Et bien sûr, le reste des chansons sont faites pour être écoutées et appréciées.

Et le côté arrangements artistiques ?
l Eh bien! nous les avons d’abord arrangées nous-mêmes avant d’aller au studio avec Bazou, puis Farid Harfi.

Vous étiez cinq à la fondation du groupe en 1977 et vous vous retrouvez à trois aujourd’hui. Pourquoi ?
l C’est la vie! Tagrawla a été fondé à l’université en 1977. A la fin de nos études, certains sont rentrés chez eux, et aujourd’hui, nous ne sommes pas trois à Alger, mais, nous continuons à évoluer ensemble, à trois.

Quel message avez-vous à faire passer aux jeunes d’aujourd’hui ?
l Ils ne doivent pas oublier leur culture même s’ils s’amusent avec d’autres cultures. C’est très important.

Un dernier mot...
l Je souhaite beaucoup de réussite à tous ceux qui font de la musique de bon cœur pour contribuer au développement de leur culture, et cela dans le monde entier.



 
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festival culturel national pour musique de jeunes
La musique amazighe à l’honneur de la 4e journée
8 Juillet 2010
le mythique groupe Tagrawla (Révolution), reste plus jeune que jamais avec cette particularité qu’il a gagné en maturité musicale. Sa musique très raffinée et doucereuse exécutée avec une maîtrise extraordinaire se décline en morceaux qui sont de véritables morceaux d’anthologie.
Le groupe a 33 ans d’existence battant ainsi le record de longévité. Peu de groupe en Algérie peuvent se targuer d’avoir réalisé un tel parcours. Tagrawla du reste vient de sortir chez Izem son 4e album (comportant 10 titres) intitulé «Achougher» (Pourquoi).
Pour le trio formant Tagrawla : Idir, Omar et Belaïd, «les chanteurs kabyles ne doivent leur réussite qu’à eux-mêmes, s’ils ne s’imposent pas par eux-mêmes sur la scène artistique, il n’ont aucune chance de percer contrairement aux artistes des autres genres». Comment se porte la chanson kabyle ?
La question fatidique posée, les 3 chanteurs répondent en chœur «elle tient bon». Le secret de la longétivité du groupe, ils le résument dans ceci : «Ce qui casse un groupe, c’est l’argent ou les femmes» L.G.
Par : Larbi Graine


 
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Le 6ème festival de la culture amazighe à Fès

Auteur : Moha Ennaji

LA FONDATION ESPRIT DE FES, L’ASSOCIATION FES SAISS, LE CENTRE SUD NORD organisent en partenariat avec l’INSTITUT ROYAL DE LA CULTURE AMAZIGHE ET LA FONDATION BMCE

LE Festival de la Culture Amazighe 6ème Edition Fès, 1-4 juiLLET 2010

Ce festival s’inscrit dans le cadre des Hautes Directives Royales relatives à la promotion de la culture amazighe et de la culture populaire. Le point fort de cette initiative est l’accent mis sur la signification historique, sociale et anthropologique de l’interculturalité et sur le rôle de la migration dans la consolidation des échanges culturels. Il s’agit d’établir une approche cohérente, permettant de consolider le dialogue interculturel, la cohésion sociale et la culture démocratique.

Ce festival comprend deux volets :

- un volet consacré au congrès international sur

« Migration et Hybridité : Le Paradigme Maghreb Europe »

- et un autre consacré à la chanson et à la poésie amazighe et populaire.

Ce sixième festival sera une période privilégiée qui peut nous éclairer sur l’impact positif que la migration en général et le dialogue interculturel en particulier peuvent avoir sur la paix, la démocratie, le développement durable et la sauvegarde du patrimoine.

Le festival comprendra de grandes manifestations de la chanson amazighe à travers ses aèdes, poètes et artistes chanteurs venus des différentes régions du Royaume pour rendre hommage à un patrimoine littéraire et artistique universaliste. Ammouri M’barek, Amina Tabaamrant, Abdellah Daoudi, le groupe Tifraz du Rif, le groupe Algérien Tagrawla, le groupe italien Chafarde et bien d’autres artistes.5 Discours Salim Jay (Ecrivain Marocain, France)

Modérateur : Moha Ennaji

Activités Artistiques le 3 juillet  20 :00 Place Bab Boujloud
- Groupe Ahwash Tissant
- Groupe Tagrawla (Algérie)
- Groupe Fuzanarouz

21 :30 : Place Bab Makina -Groupe Ahwash Tissant
- Groupe Tagrawla (Algérie)
- Chanteur Ammouri Mbarek
 
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Le 2ème festival de la chanson et la musique du M'Zab fin septembre à Ghardaïa

Ghardaia - La deuxième édition du festival culturel de la chanson et de la musique de la région du M'Zab, se déroulera du 30 septembre au 5 octobre à Ghardaïa, a-t-on appris mardi du directeur de la culture de la wilaya et commissaire du festival.
Le 2ème festival de la chanson et la musique du M'Zab fin septembre à Ghardaïa
Cette deuxième édition du festival, qui aura pour thème: "A la découverte de nouveaux talents et la promotion de la musique locale", permettra surtout de promouvoir le patrimoine immatériel de la région du M'Zab, en particulier sa chanson, sa musique et sa poésie, a précisé Zouhir Ballalou.

Des dizaines de troupes artistiques et des jeunes talents de la région du M'Zab ainsi que, à titre d'invités, des groupes de musique célèbres des chansons kabyle (Tagrawla), Chaouie (Kounouz) et Targuie du Tassili N'Ajjer animeront les soirées du festival.

Une journée d'étude consacrée aux instruments de musiques , à l'orchestration et arrangements dans la musique du M'Zab, ainsi que des soirées poétiques, sont prévues en marge du festival qui rendra egalement hommage aux artistes de la régions.

Une exposition sur le patrimoine matériel et immatériel de Ghardaïa et du Tassili N'Ajjer, (régions inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO) sera organisée en marge de ce festival qui a été institutionnalisé en 2008.

La précédente édition s'était déroulée en mai 2009 avec la participation de plus d'une vingtaine de troupes musicales, d'artistes et de jeunes talents de la wilaya de Ghardaïa.


 
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IVe Festival national de musique de jeunes :
Le légendaire Tagrawla de retour

Samedi 10 Juillet 2010 -- Le 4e Festival national de musique de jeunes, qui s’est tenu à Oum El-Bouaghi du 2 au 7 juillet, a vu le retour sur scène du groupe Tagrawla. Le groupe Tagrawla, d’expression amazighe, s’est illustré mardi dernier, lors d’une soirée particulière. Les jeunes sont donc venus acclamer, debout, Omar, Belaïd et leurs musiciens pour leur magnifique répertoire, tiré essentiellement des anciens tubes des années 1980, celles de la contestation. Le groupe Tagrawla a décidé de réinvestir la scène artistique avec force. Il signe cependant son retour en restant fidèle à la tradition de la chanson amazighe, avec, néanmoins, de légers remaniements dans son répertoire, lequel a évolué au fil du temps pour enfin offrir un patchwork de compositions, entre chansons à texte et variétés, au large public. Ce dernier a ainsi savouré les rythmes de la chanson kabyle, en particulier Fadhma N’soumer et Yougourtha. Des titres, artistiquement bien composés, qui invitent à une rétrospective du patrimoine amazigh. Bien plus, Tagrawla, dont le nom signifie révolution, n’est pas resté accroché seulement à la chanson kabyle. Les vieux routiers que sont Omar et Belaïd savent répliquer sur scène avec chant à la flûte et au bendir, et ce au grand bonheur des jeunes. Avec Yemma tha hif, une chansonnette rendant hommage à la mère qui élève avec difficulté ses enfants, c’est toute une symbolique sur la femme auréssienne qui est évoquée avec subtilité. Une heure de temps n’a pas suffi au groupe pour redorer son blason et révélé que le talent ne s’use pas, même lorsqu’on a dépassé la cinquantaine. Pour Belaïd, l’interprète du groupe, «entre Kabyles, Chaouis, Mozabites et Touareg, il y a un dénominateur commun qu’on retrouve dans la musique». L’ancien animateur de la radio Chaîne II nous a affirmé, à la fin du concert, que «le groupe ne s’est pas arrêté de chanter, même si nous sommes exclus de certains festivals comme Timgad et Djemila, et ce pour des raisons inconnues». En fait, cette pause ne signifie nullement que Tagrawla a jeté le tablier. Les artistes sont presque partout, là où la chanson algérienne est honorée, comme a tenu à préciser Omar. Ils reviennent du Maroc, plus précisément de Fès, où le public a manifesté un engouement pour la qualité de leur prestation et leur style d’interprétation. Un nouveau disque sera sur le marché prochainement, avec dix chansons.
 
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le citoyen

Clôture du 4e festival national de culture musique jeunes / Le groupe
Thagrawla rappelle les enfants de Sidi- R’ghiss


Venant tout juste de rentrer du Maroc où ils ont assisté au festival de
la chanson amazighe, le groupe Thagrawla a été « le trait d’union
entre les chants kabyle, chaoui,mozabite tergui » qui ont marqué de
leur emprunte la 4e édition du Festival national de la culture musique
jeunes qui s’est tenu à Oum-El-Bouagui du 2 au 7 juillet . Sa première
apparition dans les années 80 a été un défi artistique et culturel de
cette montagne de Sidi-R’ghiss non loin des Aurès, ont témoigné de
nombreux spectateurs qui ont vécu les années du Printemps berbère ou le
mot amazigh a été libéré définitivement de la cage du pouvoir
totalitaire à l’époque. Questionné sur l’accueil du public des années 80
par rapport l’accueil de 2010, Belaïd Tagrawla, avec son verbe
révélateur et son sens de communication, répondra : « 38 ans après
notre prestation à Oum-El-Bouagui, le public chaoui est toujours fidèle
à ses racines. Même si les temps ont changé (de la dictature vers la
démocratie) les Chaouis sont militants de l’identité et des causes
justes », a-t-il souligné en compagnie du musicien Omar Arkam, qui est
aussi artiste et journaliste, d’où toute la profondeur et la qualité
musicale et du texte du chant Thagrawla ( la révolution), mais une
révolution intelligente,pacifique et durable. En effet, Yema thedda
hafi (ma mère à marché pieds nus), Youghourthen (Jugurtha), Fadhma
N’soumer, Agma achaoui, ont étés quelques tubes des ses chansons que le
public des générations contemporaines ont découvert avec admiration et
respect. Riche de son programme varié et multidimensionnel, la 4e
édition de ce festival de Oum-El-Bouagui, n’a pas tari d’éloges, même
si quelques insuffisances ont été soulignées en matière d’organisation,
mais qui restent tout de même minimes. Néanmoins, le grand public n’a
pas cessé d’applaudir et de danser au rythme musical des
sympathiques chanteurs Mourad Djaafri, Djidji, qui est une nouvelle
révélation de la chanson chaouie, Cheb Redouane et tous les autres
artistes qui se sont produits à l’occasion de cette fête. Par ailleurs,
afin de mettre les choses dans leur contexte socioculturel de la
population, les organisateurs ont procédé à la mise en place de deux
espaces différents. Le centre culturel Nouar-Boubkeur pour l’accueil
des familles, et le stades pour le grand public fou de la musique
d’ambiance et des loisirs qui en manquent tant bien que mal dans toute
la région. La soirée de mercredi dernier a été celle de Lotfi Double
Kanon, qui était très attendu, dont les éléments de la Sûreté nationale,
ont fait preuve de grande sagesse afin d’éviter toute violence pour
éviter les confrontations avec une jeunesse qui réclame plus de travail,
d’animation et de prise en charge de leurs doléances. Des jeunes
d’Oum-El-Bouagui lancent cet appel : « Monsieur le wali, nous voulons
un peu plus d’animation artistique et culturelle dans notre wilaya. Nous
sommes conscients, nous ne sommes pas violents, le vide nous tue chaque
jour. Écoutez-nous l’administration locale », lanceront de nombreux
jeunes de cette wilaya qui recèlent des richesses humaines, culturelles
et artistique grandioses.

Amar Chekar

 
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أعضاء فرقة ''تقراولا'' يكشفون في ضيافة ''الخبر''
''التلفزيون الجزائري يستمرّ في تهميشنا''

25-10-2010 الجزائر: كهينة شلي


قال أعضاء فرقة ''تفراولة'' التي تضمّ كلاّ من الفنان بلعيد وإيدير وعمر، لدى نزولهم عشية أول أمس ضيوفا على ''الخبر''، أنهم يتأهّبون حاليا لإطلاق ألبوم غنائي جديد، سيضمّ عشر أغان تندرج ضمن طبوع غنائية مختلفة، يسعون من خلالها إلى معالجة مواضيع متباينة، رغم منطق الإقصاء والتهميش المفروض عليهم من قبل التلفزيون الجزائري.

كشف عمر تفراولة عن ألبوم غنائي جديد يضمّ 10 أغان، منها ''أشوغر؟'' التي فضّلوا عنونة العمل بها، إلى جانب كل من ''أمداويغ''، ''أوالن''، ''أبحري''، ''تمغرا''، ''إيّاو إيّاو أيرّاش'' وغيرها. مشيرا في سياق ذي صلة، إلى المهرجانات الفنية التي أعادت الفرقة هذه السنة بقوة إلى الواجهة، ''بعد سنوات الغياب القسري الذي فرضه علينا منطق الإعلام المرئي، في أعقاب السنوات القليلة الماضية، فنحن نراهن كثيرا على ردّ فعل الجمهور والتواصل المباشر معه، كونه تاجا على رؤوسنا وأفضل من ألف تكريم''.
وبشأن المستوى المتردّي الذي آلت إليه الأغنية الجزائرية بشكل عام والأغنية القبائلية بوجه خاص، تأسّف عمر للرداءة التي اجتاحت مؤخرا الساحة الفنية، ''ولاسيما في ظل الانتشار الواسع للأعمال الهابطة والتجارية، التي غيّبت الأعمال الجيّدة وحرمتها من البروز والظهور''. معلقا ''إن أكثـر ما يستفزّني شخصيّا، هي الأغلفة المالية الخيالية التي يتقاضاها غالبية الفنانين الجزائريين المغتربين، وكذا هؤلاء الحاملون جنسيات مختلفة، مقارنة بالفتات الذي نتقاضاه نحن الفنانون المقيمون بالجزائر. وعليه أرى أنه قد بات من الضروري على الجهات الوصية إعادة النظر في هذه المسألة المهمة، وما إلى ذلك من المسائل التي قد تؤدّي إلى زرع مشاعر الضغينة فيما بيننا''. مشيدا من منظور آخر، بالدّعم الذي يتلقاه من الموسيقيين الشباب الذين التحقوا مؤخرا بالفرقة، وكذا الروائع التي أثـرى بها الدكتور عمّار مزداد سجلها الفني. وأحيطكم علما بأنه في الوقت الحاضر نعتزم إعادة بعث كل من أغنية ''فات اللّي فات'' للفنان الراحل أحمد وهبي، و''يا الرّايح'' للراحل دحمان الحرّاشي، وكذا رائعة ''بالله يا حمامي'' للفنان القدير حمدي بنّاني.
نحن فنانو حفلات وليس أستوديوهات
وبخصوص المواضيع التي تعكف الفرقة على معالجتها، أبرز إيدير تفراولة أن ''فرقتنا بمثابة همزة الوصل التي تربط ما بين الجيل القديم والجديد، فهي فسيفساء متناغمة تحمل في طيّاتها أبعادا متباينة، نحاول ترجمتها عن طريق الكلمة الهادفة والألحان الشجية، التي تتعانق فيها الأصالة بالمعاصرة''. معقبا ''اجتهدنا طيلة 33 عاما من التجربة، لتصحيح تلك الصورة الخاطئة والأفكار المغلوطة التي لا تزال تلاحقنا لحدّ الساعة، معتمدين في ذلك على نبذ العنصرية والجهوية، وكذا محاربة التعصب والتطرف.
وعلى صعيد آخر، برّر إيدير الكمّ الضئيل من الألبومات الغنائية التي أصدرتها الفرقة منذ تاريخ تأسيسها على يومنا هذا، إلى ''كوننا فناني حفلات وليس أستوديوهات. صحيح أنه بحوزتنا أربعة ألبومات فقط، إلاّ أن المواعيد الفنية التي شاركنا فيها، قد روّجت كثيرا لاسم الفرقة، ما جعلنا نحظى بجماهيرية واسعة، فضلا عن كسب احترام وثقة عشّاق النغمة الأصيلة ومحبّي الأغنية الملتزمة. لذا تجديننا دوما نحمد الله على النتائج المترتبة عن هذا الخيار الذي نخاله صائبا للغاية''.

 
Le patrimoine, source d’inspiration de Tagrawla

-Le Citoyen :

Comment est né le groupe Tagrawla ?
-Tagrawla se définit comme étant une innovation dans la culture algérienne en particulier berbère. Elle se revendique de tout le patrimoine national véhiculé dans tous les parlers, qu’il soit chaoui, kabyle, m’zab, targui ou autres. Il est né à l’Université de Bab-Ezzouar le 25 avril 1977 à l’initiative d’un groupe d’étudiants tous matheux !

-De qui était-il et est-il composé?
-Comme tout groupe de musique, Tagrawla a « vogué » à travers le temps. Sur les six membres fondateurs à savoir : Idir, Khelifa, Omar, Ahcene, Salah et Amara, ne restent que deux, Idir et Omar et bien sûr Belaïd qui nous a rejoint en 1980. Actuellement, le groupe tourne avec ses trois « anciens » rejoints par de jeunes musiciens très talentueux comme Ahmed (flûte,mandole, guitare ...), Meziane (batterie), Nacer (percussion), Jugurtha (Synthé) et Amar (basse).

-Quel genre de musique fait-il?
-Né en 1977 à l’Université de Bab-Ezzouar (actuellement Houari-Boumedienne) Tagrawla s’inscrit dans le renouveau de la chanson kabyle entamé par Idir, Djamel Alem, Noureddine Chenoud , Tagrawla en est donc le prolongement.

-Vous allez donner un concert jeudi à Nadi El Anka du Théâtre de verdure. Parlez-nous de ce retour sur scène?
-A franchement parler, ce n’est pas un come-back sur scène. Nous aurions aimé ne jamais la quitter. On imputera cela à « l’oubli » de certains organisateurs.

-Qu’apporte Tagrawla de nouveau?
-Dans les thématiques que Tagrawla aborde, il y a toujours du nouveau. Le monde étant en perpétuel mouvement, il serait faux de dire que l’artiste est comme figé dans le temps. Pour preuve, dans notre dernier album qui sortira bientôt, nous avons composé une chanson qui retrace une rétrospective succincte du XXe siècle (Guerre mondiale, chute du bloc communiste, sida ...)

-Quel est le programme de votre groupe pour 2011?
-Pour cette nouvelle année, nous attendons impatiemment la sortie de notre 5e album qui sera certainement accompagné d’une tournée promotionnelle.

- De quoi est composé son répertoire? Puise-t-il ou s’inspire-t-il du patrimoine musical?
- Tout d’abord, au niveau des sonorités et mélodies on s’inspire bien évidemment du patrimoine national. Quant au répertoire, il aborde plusieurs thèmes sociaux liés notamment à la jeunesse, aux femmes et aux maux sociaux.
-Combien avez-vous édité de cassettes et CD?
-Au jour d’aujourd’hui, nous avons édité 3 cassettes et un seul CD. Le groupe Tagrawla a une particularité qui le distingue probablement des autres est qu’il affectionne particulièrement la scène. La communion avec notre public en live n’a rien de comparable.

-Quelle musique ou quel est l’artiste vous a-t-il influencé?
-Incontestablement, Idir et Djamel Allem ainsi que le chanteur Néo-Zélandais, Graeme Allwright, qui a adapté plusieurs chansons de Leonard Cohen.

-Que pensez-vous de la jeune musique algérienne?
-La musique (ou la chanson) n’est pas un espace temporel figé. Il se meut entre les méandres de la vie sociale, économique ... Chaque style musical marque son temps et même au-delà. Ce n’est donc pas à nous de « juger » ou de donner un avis sur la jeune musique algérienne si tant est que l’on peut la définir ainsi. Sauf si vous faites référence à la jeunesse des musiciens.

-Pensez-vous qu’il faut « innover » le patrimoine musical pour qu’il soit écouté par les jeunes? Comment?
-Notre tradition musicale, avec ses accents et ses rythmes, véhicule de vrais messages thématiques. Les apports extérieurs surtout en, termes de sonorité, sont les bienvenus quand ils sont bien intégrés. L’innovation se situe à ce niveau-là. A titre d’exemple, la dernière édition du festival panafricain qui s’était déroulé à Alger doit servir de base de travail à tout musicien désireux de découvrir d’autres styles de musique de sonorité qu’il pourra pourquoi pas adapté à son style. Pour nous, le mot « innover » n’est pas forcément d’avoir une nouvelle idée, mais c’est aussi, arrêter d’avoir une vieille.

-Quel est le projet qui vous tient le plus à coeur?
-Effectuer le tour du monde en chantant (rires)

-Quel est le meilleur et le plus mauvais souvenir de Tagrawla?
- Les bons souvenirs trop nombreux pour les citer tous. Le plus mauvais que les organisateurs nous aient laissées sur la marge !

-Pensez-vous faire un partenariat musical et avec qui?
-Nous n’y avons jamais pensé. On verra bien

-A qui s’adresse votre musique?
-A tout le monde, pardi ! Grands et petits de toutes conditions sociales.

Entretien réalisé par Aniss Dalil

 
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